Penarth: le bleu, calme et sérénité

One Love – Blue

Hello, hello

Alors que nous sommes en route pour des vacances de deux semaines en France, je voulais vous poster un article évasion. J’ai plusieurs articles de cette catégorie qui attendent sagement d’être publiés et je ne savais pas bien lequel vous poster puis je suis retombée sur ces photos du 4 juin et ce jour là je me rappelle avoir posté une photo semblable à celle de couverture sur Instagram avec la légende « Just what I needed » (« Pile ce dont j’avais besoin »). Et ça fait un écho avec notre départ en vacances, on en a besoin! Nous n’en avons pas besoin pour les mêmes raisons mais quand même, revoir notre famille, notre côte et notre environnement va nous faire du bien.

Direction Penarth donc. Penarth est située entre là où nous habitons, Cardiff et là où je travaille, Barry. Nous y avions mis les pieds brièvement, lorsque nous avions traversé le barrage qui part de Cardiff Bay mais nous n’avions jamais été jusqu’à la jetée alors qu’elle est très connue. Nous nous sommes garés en haut d’une petite côte et nous sommes descendus à pieds, vers la plage de cailloux.

Nous avons marché le long de la jolie promenade pour aller sur la jetée. Quelle est belle! Elle m’a rappelée celle d’Arcachon, j’aime beaucoup les jetées parce que je les trouve très poétique. Celle-ci nous remonte dans le temps, elle date de l’époque Victorienne, la construction a commencé à 1894 et a été ouverte en 1895. Elle a été utilisé par l’armée lors de la Première Guerre Mondiale puis a été laissé à l’abandon jusqu’en 1929 quand Penarth Borough Council l’a racheté et lui a redonné un coup de peps avec un pavillon art déco. Il a servi de théâtre puis de cinéma mais cela n’a pas fait long feu, et de 1934 à 1939 a servi de salle de bal. Puis la Seconde Guerre Mondiale… il a fermé. Et re-ouvert en 1950, que d’histoire! De nos jours la pavillon inclue une galerie, un auditorium, un cinéma de 70 places, quelques magasins, restaurants et cafés, et tout cela avec vue sur le Canal de Bristol.

S’assoir sur un banc, regarder au large, respirer et se dire que tout ira bien.

Ce jour là, le 4 juin, était un peu un jour chafouin. De ceux où vous ne voulez pas sortir mais vous avez envie de prendre l’air, où vous avez faim mais ne voulez pas manger, où vous voulez être seul mais avec quelqu’un. Il arrivait après les attentats de Manchester, le 22 mai et de Borough Market à Londres, le 3 juin. Bien que les britanniques montrent une attitude très cliché britannique à ces évènements: le fameux « keep calm and carry on » qui consiste à être choqué mais ne surtout pas baisser la tête, avancer et continuer son bout de chemin, on pouvait sentir une atmosphère tendue, un peu lasse. Et c’était le jour du concert One Love Manchester organisé par Ariana Grande. Pour ces jours-là, il n’y a rien de mieux que le bleu.

Qu’est-ce que ça nous a fait du bien ce bol d’air, ce bleu. Le bleu est ma couleur préférée, je la trouve apaisante, rassurante et j’aime ces nuances. Elle me rappelle la mer près de laquelle j’ai grandi, le ciel où ma tête se trouve souvent et la couleur des yeux de certaines personnes. La couleur bleu me va bien, elle me réconforte.

Nous avons fait demi-tour et sommes remontés vers le parking. Au lieu de remettre nos petites fesses dans la voiture nous avons continué notre chemin vers la falaise, c’est une balade bien agréable. Il y a un truc assez chouette au Pays de Galles: le Wales Coastal Path, vous pouvez faire le tour du pays grâce à un parcours de randonnée qui longe la côte et fait 1400km de Chepstow (la limite sud-est de l’Angleterre, vraiment!) à Queensferry (la limite nord est). Nous avons donc marché un petit moment, pour mieux voir les deux îles au milieu du Canal de Bristol, Flat Holm et Steep Holm puis nous sommes rentrés.

J’espère que vous avez aimé la balade, je suis curieuse, dites-moi; que faites-vous les jours chafouins? Demain ne sera probablement pas un jour chafouin (je l’espère pas en tout cas!) mais je sais que je vais retourner dans un endroit réconfortant, en France cette fois-ci, et j’ai hâte.

Des bisous

 

 

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Découverte du Pembrokeshire: Newport et Fishguard – visite, où dormir et manger

On est bien comme ça (acoustique) – Vianney

Hello, hello

Déjà le dernier article sur notre petite visite du Pembrokeshire nord! En réalité nous étions censés rester aussi tout le lendemain mais comme vous l’avez vu dans l’article précédent sur notre tour en bateau, le mauvais temps s’est invité et lorsque nous nous sommes réveillés, il pleuvait. La pluie, c’est pas très grave mais quand on a pas de parapluie ni de manteau, c’est quand même un peu fâcheux. Nous avons donc écourté notre visite mais avons tout de même tenu à voir de belles choses, je vous les présente aujourd’hui.

Tout d’abord, parlons d’une chose essentielle: le dodo, le logement. Nous avions vite-fait regardé les hôtels et ils étaient relativement chers, nous nous étions donc rabattu sur Airbnb qui proposait des jolis endroits beaucoup moins cher (moitié moins, dans certains cas!). Vous connaissez sans doute Airbnb et si vous ne connaissez pas, je peux vous proposer un lien de parrainage qui nous fera gagner à vous et moi du crédit voyage, il vous faut juste cliquer ici. Nous avons choisi le logement de Joanna, à Llanychaer au doux nom de « Lavander Cottage« ; il était idéalement situé pour nous car entre St Davids et Newport que nous voulions visiter, et surtout il était au calme! Nous n’avons pas eu un seul bruit de voiture, de sirène, de ville et ça c’est le rêve, nous pouvions même entendre la pluie tomber et au loin quelques vaches. Pour une nuit nous n’avions pas réellement besoin d’un si grand logement mais pour le prix, nous avons osé le confort maximum; c’est un cottage trop mignon et très grand, parfait si vous êtes un couple pour quelques nuits et même plus. J’ai trop envie d’y retourner cet hiver pour me caler devant la cheminée… Vous pouvez voir quelques photos sur Airbnb alors je ne vous mets pas celles que j’ai prise de l’intérieur mais deux du bel extérieur.

Après notre tour en bateau nous avions faim, notre hôte nous a demandé si nous avions des plans pour plus tard et nous lui avons dit que nous voulions aller manger quelque part entre Fishguard ou Newport. Nous étions plus accès sur Fishguard mais il nous a conseillé un pub à Newport et on s’est dit que les conseils d’un local étaient probablement de bon conseils alors nous avons changé d’avis, direction Newport, The Golden Lion. Le pub est ultra typique, ultra mignon et calme! Vous pouvez manger à l’intérieur, à l’extérieur devant ou dans le petit jardin derrière. Comme dans la majeure partie des pubs la nourriture est simple mais gourmande, les prix sont corrects et les gens accueillants. J’ai même eu le droit d’entendre un monsieur au bar discuter avec une serveuse en gallois et j’adore ça, il m’en faut peu hein, mais j’adore entendre les gens parler gallois même si, évidemment je ne comprends strictement rien sauf quelques mots car je suis en train d’apprendre mais c’est dur! Bref, je vous recommande chaudement ce pub, la nourriture était top!

Nous avons terminé notre soirée par une balade en bord de mer en allant à Newport. C’est un endroit tout petit mais tout mignon, très « village de pêcheurs », avec des maisons en pierres, des murs en pierre, et devant beaucoup de maison un petit jardin avec des bancs vue sur mer. La photo de couverture de cet article est d’ailleurs à Newport, vous pouvez voir que malgré la marée basse c’était très joli. Les couleurs étaient très belles, un bleu profond mélangé au gris et une lumière de nuit qui donnait une douceur particulière à l’atmosphère.

Nous avons donc passé une belle nuit au Lavender cottage et nous nous sommes réveillés avec le bruit de la pluie. Elle a voulu gâcher nos plans mais que nenni, nous ne sommes tout de même pas rentrer illico, nous avons tenu à voir Fishguard, un autre petit village de pécheurs. Sous la brume et la pluie certes. Mais tout de même! Nous n’avons pas eu trop de chance de tomber à marée basse car cela donne un petit côté mélancolique mais j’aime beaucoup ces petites maisons qui apportent de la couleur au milieu de tout ce gris. Et puis s’asseoir et regarder les mouettes, c’est cool. C’est très apaisant.

Dernier petit arrêt avant de rentrer à Cardiff: Pentre Ifan car nous voulions voir un peu du vieux. Cet endroit est niché sur une colline et en théorie, il y a une vue magnifique sur la campagne et la mer mais bon, brouillard oblige, on a vu des moutons! Pentre Ifan est une chambre funéraire qui date du néolithique (qui a donc 4500 ans) et qui est formée avec le plus gros dolmen du Pays de Galles, et devant la chose une question nous est venue « comment? comment ont-ils fait? ». Le caillou fait quand même 5m de long et pèse 16 tonnes et est posé sur 3 autres cailloux verticaux fait de la même pierre que celles de Stonehenge. C’est fou, j’ai beau y réfléchir je ne comprends pas par quelle magie ce truc tient depuis si longtemps. Ils étaient balaises quand même! Si quelqu’un a l’explication, je la prends vo-lon-tier.

Et voilà, notre découverte du Pembrokeshire est terminée! Nous espérons y retourner pour visiter la partie sud car les villages ont l’air magnifiques là-bas aussi. Le Pembrokeshire c’était quand même super cool, même si le temps s’est garée et nous avons passé un très agréable moment, un bel anniversaire.

Si vous voulez revoir les articles précédents sur le Pembrokeshire les voici:

Et les autres articles sur le Pays de Galles sont regroupés ici: CRUSH #10.

Alors, ça vous dit le Pays de Galles? On est pas partis encore, on a trop de choses à voir, à partager!

Je vous laisse avec Léo l’escargot, habitant de Pentre Ifan et des bisous.

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Un tour en bateau de St Justinian à Ramsey & Skomer Island

Perfect – Ef Sheeran

Hello, hello

Voici « le truc que l’on ne fait pas dans la vie de tous les jours », enfin. L’article me tient à coeur parce que j’espère vous faire ressentir au moins 1/4 de la beauté de l’endroit et avec des mots, ça peut être très difficile car cet endroit n’a pas besoin de mots. Lorsque nous avons cherché quoi faire d’exceptionnel pour nos 10 ans, je me suis souvenue que le Lonely Planet mentionnait un tour en bateau possible autour de Ramsey Island dans le Pembrokeshire et on s’est dit que oué, carrément, on ne fait pas ça tous les jours. Il y a plusieurs tour opérateurs dont les principaux sont Voyages of Discovery, Thousand Islands et Blue Ocean Adventures; les prix sont relativement les mêmes pour un voyage de même durée et je ne savais pas quoi choisir alors j’ai tout simplement envoyé un mail en leur demandant pourquoi ils étaient mieux que les autres (le tour, le personnel et les bateaux). C’est très bête, mais déjà voir qui répond aide à se faire une idée et voir comment ils parlent de leur entreprise nous a permis de faire un choix. Parmi les trois, un n’a pas répondu et un des deux restants a répondu plus vite et nous a parlé de la sécurité de leurs bateaux alors nous avons choisi celui-là. Nous explorerons avec Voyages of Discovery.

La compagnie choisie, nous avons appelé pour réserver un tour de 2h30, relativement cher (£60 par personne) mais dont le titre était « observation des baleines et dauphins », tour autour de Grassholm et du Petit Phare et qui avait l’air plutôt pas mal. La dame au téléphone m’a dit de rappeler le lendemain pour vérifier les conditions météorologiques, ce que j’ai fait et ils nous ont annoncé que le tour ne pourra pas se faire car il y a trop de vent, les conditions ne sont pas assez bonnes et peuvent être dangereuses pour aller à cet endroit. Ca fait râler, mais en même temps, ça rassure. Ils nous proposent à la place un tour d’1h à 1h30 autour de Ramsey Island pour voir quelques animaux, des caves et l’île et il coûte beaucoup moins cher (£26 par personne), on se dit okay, pourquoi pas c’est mieux que rien et c’est toujours un truc de fou pour nous! Le lendemain, après avoir trainé un peu dans Saint Davids nous nous rendons dans leur boutique et le monsieur nous dit que le dernier tour d’1h à 1h30 vient de partir. Dommage! Il reste un dernier tour qui part dans 1h30 et il s’agit du « Islands expedition » qui dure 2h, le prix est entre les deux que nous devions faire à la base (£45 par personne), très bien, c’est au milieu et il est prévu d’aller à Ramsey island, Skomer island et voir des animaux. Par-fait!

Cette fois-ci on ne traine pas, on repart à la voiture et on se dirige vers St Justinian, à 15mn de St Davids, nous préférons être très en avance. A notre arrivée se trouve un parking gratuit complet donc nous nous dirigeons à celui à £3 la journée. Pourquoi ce détail est important? Parce que je ne sais pas si vous savez mais la pièce d’£1 a récemment changé de forme, elle est toute jolie toute brillante mais ces gens très intelligents n’ont pas pensé qu’elle ne rentrerait pas dans les machines pour payer… Certains horodateurs ne prennent donc que des anciens £1. Très pratique puisqu’évidemment nous avions £2,50 en vieilles pièces et £3 en nouvelles. Cette petite histoire fait partie des #VeryBritishProblems très agaçants mais drôles parce que bon, ce n’est pas non plus une horreur en soi. Nous avons appelé Voyages of Discovery pour leur dire car nous n’étions pas trop tenté par l’amende, merci bien; nous avons donné notre plaque d’immatriculation au monsieur et il nous dit de donner £3 à Sam lorsque nous arrivons au bateau. Y a plus qu’à trouver Sam! Finalement, il est la première personne que l’on croise, il ressemble à un garçon de la côte comme chez nous, cheveux blonds et barbe/moustache à la Jax Teller, ça nous fait sourire et on sent que ça va être super.

Nous avons 40 minutes d’avance alors on se promène un peu le long de la côte. C’est époustouflant.

Puis nous descendons les escaliers et nous nous asseyons près du chien, de Sam et des autres personnes. Il nous donne des gros manteaux parce que bien qu’il fasse 24 degrés et un beau soleil, ils nous dit qu’une fois sur le bateau il fait plus froid. Le bateau arrive avec le conducteur et le guide, Neil et Martin, ils nous aident à monter dans le bateau, nous conseillent de mettre les manteaux et nous expliquent comment enfiler le gilet de sauvetage, comment il marche et les vérifient. Eh bien c’est parti, excités comme des puces, nous voilà en route.

La couleur de cette eau est juste magnifique, on dirait qu’elle est peinte tellement elle a de couleurs et de reflets. Nous approchons de Ramsey island et nous voyons qu’il y a des courants contraires, Neil et Martin nous explique comment ça marche et nous nous mettons même dans un trou formé par les courants contraires pour voir comment ça fait. Ca fait peur! Mais c’est super cool d’apprendre tout cela et finalement, une fois que le bateau démarre vraiment, on voit qu’on en sort très facilement. L’île est belle, grandiose et c’est très impressionnant, des oiseaux volent autour de nous; il s’agit de puffins (shearwaters en anglais).

Martin nous annonce que nous allons nous approcher d’une caverne car on peut y croiser quelques amis.

Voici donc Phoque le phoque (le Barbu n’a aucune originalité pour les noms). On le voit très bien à l’oeil nu mais j’ai zoomé avec l’appareil photo, nous n’étions pas si près de lui avec le bateau. C’est d’ailleurs une chose que nous avons énormément apprécié, à aucun moment le bateau ne s’est approché trop des animaux, nous les avons laissé vivre leur vie et même si en s’approchant on aurait mieux vu, Martin et Neil nous expliquent qu’ils ne veulent pas les déranger. Nous ne pouvons qu’être du même avis! Nous somme restés un petit moment près de Ramsey island pour observer, respirer et se rendre compte de la chance que l’on a puis nous avons pris le large. Direction: le large encore plus large!

Et au large encore plus large on aperçoit la jolie Ramsey island mais aussi toujours des oiseaux et… des dauphins et des marsouins. Ben voilà quoi. Vous êtes dans un bateau, au milieu de nulle part, entouré de bleu et vous apercevez un aileron, deux ailerons, trois ailerons. C’est incroyable. Nous les voyions sauter et c’était vraiment magique. Pour ces moments-là nous n’avons pas réellement pris de photos car pour tout vous dire, nous étions trop émerveillés et préférions l’avoir dans la mémoire qu’en photo. J’ai néanmoins réussi à prendre celle-ci, alors que je ne m’attendais pas à en voir un. Quelle chance!

Nous n’en avons pas vu beaucoup mais Neil et Martin ne voulaient pas se lancer à leur poursuite (merci!) alors nous sommes restés un petit moment pour les regarder et nous sommes repartis en direction de Skomer island.

Plus nous nous approchons de Skomer, plus il y a d’oiseaux. J’étais impatiente de rencontrer les macareux (puffins en anglais) parce que je les trouve tout simplement plus que mignons! Neil et Martin nous ont demandé si nous les imaginions comme ça et nous avons tous répondu que non, nous les imaginions beaucoup plus grands mais leur petite taille les rend encore plus choupinoux avec leur petit bec orange. On dirait des pingouins-oiseaux.

L’île de Skomer appartient à la Natural Resources Wales (NRW) et est gérée par la National Trust of South and West Wales. C’est un site classé d’intérêt scientifique et classé comme Monument Historique. Elle était originellement rattachée à la terre mais s’est séparée à l’ère glacière il y a 12 000 ans. C’est la plus large des îles du Pembrokeshire, elle fait 730 acres. Il y a plus de 6 000 couples de macareux sur Skomer et plus de 2 000 couples sur Skokholm (une île à côté). C’est la plus grande colonie en Grande Bretagne! Il y a environ 120 000 couples de puffins sur Skomer Island, 45 000 couples sur Skokholm Island et leur nombre grandit sur Ramsey Island. Nous avons vu des milliers d’entre eux, c’était fou! Puis il y avait évidemment Miss Mouette, elle avait beaucoup moins d’amis que les deux autres mais elles étaient présente aussi. Nous avons d’ailleurs eu la visite de l’une d’entre elle sur le bateau, elle est restée un moment, nous a observé, a lâché son caca, a photobombé une de mes photos et est repartie. Martin l’a appelé Steven parce qu’en anglais mouette se dit seagull et du coup ça fait « Steven Seagull » ce qui fait « Steven Seagal », comme l’acteur. C’était drôle! C’était drôle, non? Le tour a été ponctué de petites blagounettes comme celle-ci c’était sympa. Nous avons aussi croisé deux sortes de méduse, donc une que je n’avais jamais vu (les méduses lunes) qui sont belles mais très dangereuses, Martin a bien précisé qu’il ne fallait pas se baigner ici!

Nous arrivions à la fin de nos 2h, tristes mais tellement heureux d’avoir eu la chance de voir tout cela et le temps avait l’air de se gâter. Il n’avait pas que l’air! Sur le chemin du retour nous avons croisé deux phoques, ou leur tête plutôt, ils nous regardaient passer près d’un rocher. On ne voyait plus grand chose à cause de la brume qui était tombée et la température avait drôlement baissé! Nous étions partis sous un grand soleil, 24 degrés et nous revenons sous une brume épaisse et 14 degrés. En seulement 2 heures! Mais quel souvenir… Un de nos plus beaux!

Infos pratiques: nous avions choisi Voyages of Discovery, un tour de 2h pour £45 par personne, il y a 12 personnes + 2 employés sur le bateau. Nous avons eu un jeune homme au comptoir, Sam, Neil (je ne sais pas écrire ce prénom, 1000 excuses) et Martin et ils étaient tous super gentils alors merci à eux. Honnêtement j’avais un peu peur en montant dans le bateau mais nous avons appris tellement de choses, vu des animaux magnifiques, passé un moment inoubliable. Ca c’est un beau cadeau pour 10 ans! C’est dans ces moments-là qu’on se rend compte que nous humains, nous sommes tellement peu par rapport à la diversité qui se trouve dehors, à la beauté de notre petite planète…

J’espère que j’ai pu vous transmettre un peu de ce beau moment, je vous laisse avec le photobomb de Steven et Skomer qui s’éloigne. Des bisous

(Les photos sont à moi, merci de ne pas les utiliser sans mon accord.)

 

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Découverte du Pembrokeshire: St Davids

Without you – Tobias Jesso Jr

Hello, hello

Je vous retrouve aujourd’hui pour une petite balade dans le beau Pays de Galles. Pour nos 10 ans (10 ans…!) avec le Barbu nous n’avions pas envie de cadeaux matériels mais nous avions envie de nous faire deux jours en amoureux, de quoi construire encore des souvenirs et faire des trucs que l’on ne fait pas tous les jours et pour cela, nous avons traversé le pays d’est ou ouest. Ca fait foufou dit comme ça hein mais Cardiff se trouve à l’est et notre première destination, St Davids, se trouve à l’ouest et pourtant il ne faut que 2h20 pour y arriver en voiture! Disons que le pays n’est pas large. Je vais diviser notre petit périple dans le Pembrokeshire nord en 3 articles: le 1er aujourd’hui sur St Davids, le 2nd mercredi sur « un truc qu’on ne fait pas tous les jours » et le 3ème vendredi en vous amenant dans de jolis endroits.

Nous y sommes aller en voiture, en partant à 9h00 cela nous faisait arriver vers 11h30, timing parfait pour flâner un peu en ville et filer vers la belle aventure. Les routes sont relativement bonnes, il y a l’autoroute un petit moment et après vient le réel bonheur, les routes plus galloises, avec la campagne autour et la côte. Honnêtement, les autoroutes c’est sympa parce que ça va vite mais les routes où l’on voit des moutons, des vaches, la plage et la mer c’est quand même mieux non? Au moins on ne s’ennuie pas! Nous avons longé la côté de St Brides Bay, il faisait super beau c’était magnifique et nous sommes arrivés sous un joli soleil à St Davids à l’heure prévue.

Pourquoi avons-nous choisi ce village? Tout le monde connait la St Patrick, les irlandais (et les autres!) célèbrent le saint patron de l’Irlande, eh bien il y a un patron saint pour chaque pays et au Pays de Galles, le patron saint est Saint David. Il y a donc une grande cathédrale à visiter, un village charmant à voir et ce que j’ai beaucoup aimé, c’est la légende de Saint David. Je vais vous la raconter grosso-modo, d’après ce que j’ai lu sur historic-uk et dans mon livre Welsh Legends and Myths de G. Watkins.

Remontons jusqu’au 6ème siècle. Une belle enfant, Nonnita, née Princesse Royale dans une petite ville appelée Menevie adopte la nouvelle religion, le Christianisme. Elle se dévoue à une vie de célibat et de dévotion pour son Dieu unique et ne montre absolument aucun intérêt pour les hommes. Au fur et à mesure qu’elle grandit, sa réputation prend de l’ampleur et les gens viennent de très loin pour la consulter, écouter ses mots et sa sagesse. Sant, Roi de Ceredigion est l’une de ces personnes et lorsqu’il la voit, son contentement et son rayonnement lui font éprouver un désir fou. Malgré sa résistance, le roi la prend et la viole. Nonnita tombe enceinte. Beaucoup de légendes de Saint David commence par seulement dire que ses deux parents étaient de sang royal mais je trouve cela assez important ce petit épisode, c’est pourquoi même s’il peut paraitre inutile, je le précise.

Nonnita est donc enceinte et lorsqu’elle perd les eaux, elle se réfugie près de la mer. Elle se lave et se pose dans la boue en attendant l’arrivée de l’enfant, il était tard et une tempête se préparait, mauvais nuages et pluie s’étaient donné rendez-vous. Elle tremblait de froid et la pauvre souffrait beaucoup. Au fur et à mesure que l’enfant arrivait, les nuages disparaissaient et un rayon de soleil illumina la mère et l’enfant. Nonnita appelle son fils Dewi Sant. Dewi est le gallois de David. Il grandit dans la religion chrétienne et alors que sa mère part établir des sites religieux, il reste à Menevia et deux prêtres dévoués (Saint Columba et Saint Finnegan) l’éduquent, ils lui apprennent la théologie, les langues et l’histoire et engagent un précepteur aveugle (Paulinius) pour continuer. Devinez quoi? Le premier miracle de Saint David est pour Paulinius. Il lui asperge les yeux d’eau et lorsque celui-ci les réouvre, il retrouve sa vue. La première chose qu’il voit est un bouquet de jonquilles. D’où le symbole du Pays de Galles!

Bref, David grandit, il développe son côté religieux, il est appelé « David le buveur d’eau » car il a pour règle de ne boire que de l’eau sauf s’il est plus sûr de boire du vin ou de la bière. C’est un végétarien stricte et il a pour habitude de se plonger dans l’eau glacée comme acte de piété. Il voyage en Grande-Bretagne et devient très, très, très connu! Les gens se plaignent même de ne plus le voir tant les églises sont remplies alors il prend un mouchoir, le pose au sol, se pose dessus et là, une petit colline se forme afin que tous puissent le voir. Classe, non? Alors qu’il continue à prêcher, une colombe se pose sur son épaule. Mega classe, non? Il apprend aux gens à « Faire les petites choses », entreprend un pèlerinage à Jérusalem et est nommé évêque. Il prédit sa mort et est tué à environ 100 ans par un raid Viking le 1er mars 589. AH! D’où la fête nationale le 1er mars! Le puzzle se forme…

En 1120 il est canonisé par le pape Calistus II et celui-ci déclare même que deux pèlerinages à la tombe de St David = un à Rome, trois pèlerinages à la tombe de St David = un à Jérusalem.

Vous savez tout, grosso-modo, de la légende du monsieur. Voyons sa jolie cathédrale maintenant.

Les photos: l’entrée de la cathédrale, la Bible en gallois, un des magnifiques plafonds, la Chapelle de la Vierge.

Sachez qu’il faut payer £2 pour prendre des photos dans la cathédrale. Au début, j’ai vu des gens prendre des photos sans badge montrant qu’ils avaient payé alors avec le Barbu on s’est dit « on fait les foufous », puis bon, on s’est dit « hum, cathédrale, Dieu, karma, respect toussa toussa… » on a payé et je me suis trimballé avec un joli autocollant sur le bras. La cathédrale est vraiment très jolie, est très grande (comme vous pouvez le voir sur la première photo de l’article)! Elle est très rustique, les décors sont superbes et il y a une salle des trésors que j’ai trouvé intéressante, le Barbu n’a pas aimé car il ne comprend pas que l’église possède des trésors mais il a bien aimé la cathédrale quand même = même si vous avez des goûts différents, vous aurez un avis sur cet endroit et tout le monde y trouve des belles choses! Il y avait 3 statues notamment assez « rigolotes »: elles étaient les 3 côte à côte et il s’agissait de Saint Patrick (patron de l’Irlande), Saint David (patron du Pays de Galles) et Saint Andrew (patron de l’Ecosse). Pourquoi c’est rigolo? Parce qu’il n’y avait pas Saint George (patron de l’Angleterre) et que ça, c’est drôle. Et qu’il m’en faut peu, aussi.

Après tout ça, nous sommes allés faire un petit tour dans le village, il ne nous restait pas beaucoup de temps donc le tour n’a pas été grand mais je peux vous dire un truc: je suis a-mou-reuse de leurs cottages. Leurs petites maisons sont si mignonnes!

Les photos: un petite partie du cimetière qui borde la cathédrale, le pub du centre, un des cottages, de jolies fleurs (je ne sais pas ce que c’est, je suis nulle archi nulle en nature mais je me soigne).

Le Barbu a mangé un Welsh rarebit dans ce pub, et il a trouvé ça plutôt bon, les gens du pub était cools mais encore une fois, on ne s’est pas attardé. Si vous ne savez pas ce qu’est un Welsh rarebit, c’est un plat traditionnel que l’on pourrait renommé « gras mais sympa », cliquez ici pour voir à quoi ça ressemble. Nous étions arrivés à St Davids sous un beau ciel bleu, 26 degrés très agréable et là, paf, nuage gris, petite pluie et petit tonnerre. Bon. Cool. J’avais un peu peur pour la suite de notre programme mais c’est vite passé. On peut peut-être dire merci à Dewi. Ou pas? C’est à St Davids que nous avons décidé que si nous changeons de carrières professionnelles, nous ouvrirons une ferme avec des vaches pour le lait, des poules pour les oeufs et des moutons pour la laine. Et ça, ça c’est beau! En plus ici ils ont des oiseaux sympas, des jackdaws (je ne retiens jamais le mot français mais wordreference dit « choucas des tours »), ils ressemblent à des corbeaux mais ont l’air plus sympas et leur cris est rigolo.

Nous sommes repassés par la cathédrale pour retourner à la voiture et filer vers notre belle aventure. Le drapeau de Saint Davids trônait fièrement, l’eau du ruisseau faisait un doux bruit et coulait paisiblement, les oiseaux se racontaient leurs vies, les personnes âgées étaient assises sur des bancs et des écoliers sortaient de la messe. Saint Davids c’était chouette! Authentique, naturel et chouette.

J’espère que la balade vous a plu, mercredi je vous amène vers un de nos meilleurs souvenirs! Des bisous

(Les photos sont à moi, merci de ne pas les utiliser sans mon accord.)

 

 

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Swansea, la mer en ville

Romeo and Juliet – Dire Strait

Hello, hello

En ce joli lundi je voulais vous amener en balade; j’ai hésité entre un petit village gallois et un bord de mer gallois en ville. Je me suis laissé guider par les températures extérieures et j’ai décidé que pour aujourd’hui ce serait la mer en ville = Swansea! Swansea est une ville très connue du Pays de Galles, elle est d’ailleurs la seconde plus grande du pays et porte un joli petit nom en gallois « Abertawe ». Nous nous sommes laissé tenter par Swansea un dimanche où il faisait très beau, avons réservé les billets de train au réveil, nous nous sommes préparés et en moins d’une heure, pour un peu moins de £10 aller-retour nous y étions. Arrivés à la gare de Swansea nous avons pris un plan et regardé ce que l’on pouvait faire, les distances avaient l’air énormes mais en réalité ce n’est vraiment pas grand, nous avons tout fait à pieds et facilement.

Je vous amène avec nous.

En bonne ville galloise, Swansea possède son château. Bon, il est en ruine, certes, mais il est là! A l’origine (en 1107) le château était en bois, magnifique idée du Norman Henry de Beaumont alors Lord de Gower. Au fil des années/marriages/alliances, les Normans ont un peu pris la confiance et ont décidé de construire un château plus solide, en pierre, vers 1290. On ne peut rien voir du château originel (c’est un parking maintenant) et il ne reste que ça du pauvre petit château des Lords de Gower. C’est triste mais la ville fait un effort pour le préserver désormais.

Swansea a de très jolies façades anciennes, certaines ressemblent aux normandes et d’autres ont un style chic, très arcachonnais (si par hasard vous connaissez Arcachon, en Gironde) et elles se mélangent avec les sculptures et bâtiments plus modernes. Le Grand Theatre m’a immédiatement fait penser à Arcachon, il a été ouvert en 1897 et jusqu’en 1930 il a accueilli les plus grands noms puis a été incroyablement négligé jusque dans les années 70. Il se refait une beauté petit à petit, la ville l’a racheté et y a investi enfin l’argent qu’il mérite. Il y a pas mal de bâtiments et endroits délaissés ici, ça me rend dingue, les vieilles villes/bâtiments ont tellement de caractère, d’histoire et d’intérêt que les voir fermés ou négligé m’agace mais ce n’est pas le sujet ^^.

Nous avons fait un petit tour en ville, mais notre but ultime était de finir là où l’horizon se confond.

La plage. Eh oui, quel est le besoin inconditionnel de deux sud-ouestistes (ça n’existe pas, si?) lorsqu’il fait beau? Aller à la plage, respirer la plage, écouter la plage, voir la plage.

Nous sommes habitués aux plages « sauvages » et nous étions ravis lorsque nous avions été à Harlech dans le nord car nous avions retrouvé ce côté dune, sable fin et très nature. Swansea est différente, vous êtes sur la plage mais extrêmement près de la ville, vous pouvez d’ailleurs même voir le bâtiment de la mairie très… brique moderniste des années 60, des bâtiments plus modernes comme l’hôtel Marriott et ses 20 et quelques étages et la route est (je trouve) très proche, assez pour entendre les klaxons. C’est autre chose! Néanmoins, nous avons adoré nous y balader et toucher l’eau qui était encore très froide; ça reste la plage et ça fait du bien!

Après la plage nous nous sommes dirigés vers La Marina et là, bon, ces couleurs! Vous avez vu ces couleurs? Olala, ce beau bleu, les bateaux et en fond les montagnes! Superbe. Les docks de La Marina ont l’air en plein chamboulement, le quartier a l’air de prendre un nouveau souffle et ne ressemble pas du tout à un vieux port malfamé notamment grâce à Pump House, le pub remis au goût du jour et vraiment top, la vue en plus y est superbe. On pourrait facilement y passer une partie de l’aprem à flâner!

Les musées et galeries d’art se trouve d’ailleurs de ce côté, avec le théâtre Dylan Thomas. Eh oui, Swansea est la ville de Dylan Thomas, il y a d’ailleurs une très jolie statue de l’écrivain et poète. Et puis il y a ces jolies maisons colorées, comme ça, au milieu de bâtiments pourtant banals. C’est un truc ici, les maisons colorées; il y en a partout et c’est un vrai plaisir pour les yeux, je trouve que ça égaye de suite un paysage un peu boudeur ou qui se couche et ça illumine encore plus ceux qui sont déjà très beaux.

Après ce petit tour les magasins étaient fermés, il n’y avait pas grand chose à faire mais nous ne voulions pas déjà prendre le train et rentrer alors nous sommes retourner à la plage pour admirer le coucher du soleil. Ces photos ont été prise en avril et le soleil se couchait encore tôt, nous en avons profité. La mer se retirait, les mouettes se posaient et nous, nous regardions tout ça. C’est beau quand même, ça ne donne pas envie de partir, hein? J’espère que vous avez apprécié la balade vous aussi. Swansea était différente, mais était belle et bleue.

Des bisous

 

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En balade à Barry Island

Just Breathe – Pearl Jam

Hello, hello,

Je suis contente de vous retrouver aujourd’hui pour une petite balade! Le mois de mai est déjà quasiment terminé, mon travail ici aussi et je ne vous ai pourtant toujours pas amené dans la ville où je travaille. Je crois que Barry est tellement dans mon habitude que j’en profite mais comme quelque chose d’acquis; par exemple, lorsque nous nous baladons sur des plages, je ramène des petits bocaux de sable, eh bien je suis allée plein de fois à Barry Island mais je n’ai toujours pas ramené mon petit bocal de là-bas. Je sais très bien qu’on ne va pas passez notre vie à côté de Barry Island mais je la considère comme mienne. J’ai décidé d’y remédier un peu en la partageant avec vous, allons-y.

Ce jour-là il ne faisait pas très beau, mais Barry Island je l’aime quand il pleut, quand il fait moche et quand il fait beau. Le ciel a beau être blanc, gris ou bleu, la vue et les jolies cabanes ressortent toujours quand même.

Barry Island est une petite partie de Barry. A seulement 30mn de Cardiff vous pouvez profiter de la plage, une étendue de plage vraiment top et avec ce petit air britannique charmant. La plage ne ressemble ni à ma Dune ni à nos plages basque mais je lui trouve un petit côté mystérieux et particulièrement avec ce temps-là. Au coucher du soleil, elle est magnifique!

Et justement, quand je vous parlais de ce petit côté britannique voici la grande roue. La grande roue qui trône fièrement avec son drapeau gallois au centre et qui fait partie du « pleasure park ». Il y a aussi les panneaux en anglais et en gallois (oui, il indique les toilettes, c’pas très chic mais c’est utile) que je trouve très beaux. A n’importe quelle heure nous y avons trouvé des gens qui promenaient et jouaient avec leurs chiens, des enfants qui couraient, qui escaladaient le mur d’escalade près des cabanes… La vie quoi.

La lumière y change en si peu de temps, c’est magique. Et puis à Barry Island il y a aussi le fish & chips. Of course! Nous allons tout le temps au même, chez O’Sheas et on se fait péter le bide mais c’est tellement bon! Alors, oui, c’est gras, c’est sûr et même le format small j’ai du mal à le finir mais bon, vous êtes au Pays de Galles, face à la mer, avec un fish and chips et là vous vous dites « punaise, il faut peu de choses pour être heureux quand même »! O’Sheas est le premier fish and chips que nous avons mangé ici, le premier endroit où nous avons mangé ici d’ailleurs puisque nous y sommes allés dès le premier jour.

Je vais vous dire quelle est la chose à faire: se garer en haut de Barry Island, et marcher le long de la plage pour manger chez O’Sheas. Pour digérer, faire une petite balade sur cette belle falaise qui domine la plage avec ce qui semble être une ancienne maison en ruine, aller tout au bout, il y a un banc. Admirer. Respirer. Fermer les yeux et écouter la mer, les mouettes, les enfants et les gens heureux. Puis repartir et s’amuser avec les écureuils sur le chemin. Ils sont adorables, ils viennent sans crainte en espérant une gourmandise, ils regardent les gens passer.

Alors, ça vous dit Barry Island? Je pense vraiment que c’est un endroit à aller voir si vous êtes de passage à Cardiff, au moins pour O’Sheas et les écureuils! Je vais tanner le Barbu pour y retourner; prendre le bocal de sable pour excuse et le fish and chips pour le corrompre.

A très vite, des bisous.

 

Le château de Caerphilly

Castle On The Hill – Ed Sheeran

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Hello, hello

Je vous retrouve pour une petite balade aujourd’hui, à laquelle la chanson d’Ed Sheeran colle parfaitement, je vous amène voir un petit château sur une petite colline. Lorsque vous habitez ou êtes à Cardiff, il est très facile de se retrouver au vert en très peu de temps et nous adorons ça, il y a beaucoup de choses à voir, de randonnées à faire et de châteaux à visiter. Caerphilly est à moins de 30 minutes de Cardiff en voiture, 45 minutes en transports en commun; je vous présente aujourd’hui son château.

Les photos ont été prise le même jour et comme vous pouvez le voir, la météo change rapidement ici. Vous pourrez voir du ciel gris sur certaines photos et un soleil éclatant sur d’autres, la magie du Pays de Galles.

Les châteaux peuvent paraitre anodins comme ça, et pas réellement intéressants au premier abord mais attendez de monter sur les murailles, les tours et là, vous comprendrez pourquoi je les aime autant! Ca vaut le coup :)

Le château est considéré comme étant le second plus grand de Grande Bretagne, il faut bien sûr compter les lacs artificiels qui l’entourent et paf, vous voilà avec une petite propriété d’environ 30 hectares. Il a été construit entre 1268 et 1290 par Gilbert de Clare, un monsieur qui avait décidé qu’il allait conquérir le comté de Glamorgan en se battant avec les gallois des alentours. Plutôt sympa ce bonhomme. Le château a d’ailleurs pris feu en 1270 mais il a persisté!

Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire du château, qui est par ailleurs très interessante mais je vous laisse faire les petits curieux et regarder par vous même sur Internet, il y a certains sites anglais qui en parlent très bien, il doit y en avoir en français (Wikipedia a une page en tout cas).

Je ne sais pas comment c’est possible mais à chaque fois que je me promène dans ces châteaux, quelque chose de magique se passe; la vue est époustoufflante, la lumière y est fantastique, l’air y est frais, je ferme les yeux et me plais à remonter les siècles. C’est probablement pour cela que j’ai pris une ouverture de porte dans la tête d’ailleurs. Faites attention, regardez où sont vos pieds et votre tête, il se peut que vous ne passiez pas sans vous baisser et croyez moi, les ouvertures de porte en brique ça fait très, très, très mal. Et une bosse. Et elles attaquent un peu la dignité aussi.

Comme dans beaucoup de château, un petit fantôme hante ce château. Gilbert était mariée à une belle femme, Princesse Alice d’Angoulême mais la pauvre dame éprouva vite de la rancune contre son belliqueux de mari. Un jour Gruffudd the Fair, Prince de Brithdir, vient au château et tombe sous le charme, ils tombent d’ailleurs très vite amoureux, amants. Gruffudd se confie à un moine, le moine le balance à Gilbert et je vous laisse imaginer la colère de celui-ci! Il renvoie sa femme en France et part à la recherche de Gruffudd, je vous laisse deviner ce qui l’attend. Entre temps, Gruffudd qui n’a pas apprécié se faire balancer, décide de trouver le moine et le pendre à un arbre qui s’appelle désormais « Monk’s Vale », en souvenirs. Il a fini sa petite vengeance quand arrive Gilbert et l’amant se retrouve assez rapidement ballant à un noeud coulant. Bien heureux de sa revanche, Gilbert envoie un messager en France pour apporter la nouvelle à Alice et elle tombe raide morte. Depuis, « La Dame en Vert » hante le château, le vert de sa robe tissée représente l’envie de son mari, elle attend solitairement et en silence d’être réunie avec son amant.

Et la petite particularité du château de Caerphilly vient aussi de sa tour penchée, aussi penchée que la Tour de Pise! Ah oui, ils y tiennent, il y a même eu des discutions pour la voir entrer dans le Guinness book des records, pas moins. Le château a joué un petit rôle pendant la Guerre Civile et la tour sud-est, comme vous pouvez le voir, a été un peu endommagé. Comme vous pouvez le voir, un homme semble tenir la tour et l’empêcher de s’effondrer. C’est une sculpture de J. Merrill qui date de 2013, l’homme est le Marquis de Bute; grâce à sa richesse et sa ténacité, le château n’est pas tombé en ruine. Il a prit à son compte l’entretien du château et ses rénovations qui ont duré jusqu’en 1950, date à laquelle il a été transmis à l’état.

L’entrée du château coûte £7.95 pour les adultes, £5.20 pour les seniors/étudiants/-16 ans, elle est gratuite pour les handicapés et accompagnants ainsi que les enfants de – 5 ans. Pour m’aider à faire cet article j’ai consulté une page de BBC et une de Great Castles.

J’espère que la balade vous a plu, avez-vous envie de visiter le Pays de Galles maintenant? Vous pouvez retrouver tous les articles sur ce beau pays ici et l’article en anglais ici.

Des bisous

Harlech, balade en bord de mer d’Irlande

Drive – Incubus

Hello, hello

Habitant à Cardiff nous avons la mer pas très loin, le Canal de Bristol plus exactement, mais les plages étendues nous manquent beaucoup alors après Caernarfon et Snowdonia National Park nous avons décidé d’aller dans un endroit où l’on pouvait trouver un château et la mer. Le Pays de Galles est le pays des châteaux, c’est l’endroit où il y en a le plus par miles carré avec un château pour 7500 habitants donc de ce côté là pas de soucis, il nous fallait juste trouver un petit endroit en bord de mer et hop nous sommes tombés sur Harlech qui possède un château très célèbre.

Encore une fois, les montagnes ne sont pas bien loin comme vous pouvez le voir sur les photos, et c’est une des choses que j’adore ici. Vous prenez un peu d’altitude grâce aux tours des châteaux et vous vous retrouvez face à une nature magnifique et diverse.

Le château est en bon état et lorsque nous y sommes allés il y avait un dragon qui crachait « du feu ». Enfin, il y avait est correct car ils étaient en train de l’enlever je n’ai donc pu voir que sa petite pâte, la tête était déjà repartie et je l’ai seulement entendu cracher du feu, je n’ai pas eu la joie de le voir (et j’ai bien râlé !).

Truc de foufou, vous pouvez vous balader là où les gardes se baladaient et ça fait plutôt peur car les murs de sont pas hauts et vous, vous êtes bien en hauteur ! Ne regardez pas en bas… Regardez au loin, admirez le château et prenez un bon bol d’air frais (c’est le nord, à la Toussaint – et bien souvent -, les 20° sont très loin !).

Nous avons décidé de terminer notre balade à Harlech par un petit tour à la plage, nous pensions voir des plages come à Barry et là, surprise, une sorte de dune. Ma Dune du Pilat me manque et voir une petite dune de sable m’a mis du baume au cœur (il en faut peu vous dites ?). Une dune avec des herbes et des fleurs sauvages, quelques petites vagues, les montagnes au loin et une eau glacée. What else ?

Avant de partir j’ai ramassé du sable, que j’ai mis dans un bocal en verre. Le bocal dans la voiture, nous sommes parti direction Bala, notre dernier arrêt avant Birmingham pour la nuit et la France le lendemain. Je vous disais l’autre jour que les légendes et les jolies histoires sont une des raisons pour lesquelles nous avons choisi le Pays de Galles et en voilà une petite. A Bala se trouve un grand lac, mais pourquoi faire un détour jusqu’à Bala après tous les magnifiques lacs que nous avons vu à Snowdonia ? Eh bien parce que dans ce lac là se trouve Teggie, un grand crocodile/petit dinosaures qui a été aperçu par des locaux… Eh oui, le Pays de Galles a sa Nessie ! Bon, nous avons bien cherché mais nous ne l’avons pas vu, une autre fois peut-être ? Ne me dites pas qu’elles n’existent pas, pourquoi n’existeraient-elles pas ?

Et voilà, notre road-trip de 2 jours au Pays de Galles est terminé, vous pouvez retrouver les articles ici. J’espère que ça vous a plu, que vous avez voyagé avec nous et que le Pays de Galles s’immisce dans votre « to do liste de voyage ».

Le prochain article sera un article gourmand, tout gourmand, et en attendant, je vous fais des bisous.

Snowdonia, la beauté pure dans le nord du Pays de Galles

Where Do You Run – The Scores

Llanberis

Hello, hello

Après l’article pratique puis la balade de Caernarfon il est temps pour moi de vous montrer un peu de Snowdonia National Park. Ce parc est connu au Pays de Galles car il y abrite le mont Snowdon qui culmine à 1085 mètres mais il y a beaucoup à voir dans cette étendue de 35 miles d’est en ouest et 50 miles du nord au sud. En allant dans les terres plus profondes du pays nous nous attendions à voir des moutons et nous n’avons pas été déçus (3/4 du parc sont privés, utilisés pour élever des moutons et du bétail), nous avons même croisé une pie tranquillement posée sur le dos d’un mouton qui la baladait.

Llanberis
Llanberis
Près de Llyn Peris

Nous n’avions pas beaucoup de temps alors nous nous sommes basé sur le super « tour de Snowdon » proposé dans le Lonely Planet. Nous avons commencé par Llanberis (photos 1, 2, 3) depuis lequel vous pouvez voir le château Dolbadarn, (qui a inspiré une célèbre peinture d’un de mes peintre favoris, Turner !) construit avant 1230 par les Princes de Gwynedd, nous nous sommes arrêtés près de Llyn Peris (photo 4), puis près du mont Snowdon (photo 5). Nous avons continué à rouler, et après la pente à 20% nous sommes arrivés à Pen-Y-Pass où la lumière change vraiment toutes les 1me0 secondes (photos 6, 7, 8, 9 et couverture). Vous trouverez là-bas l’hôtel Pen-y-Gwryd qui a servi de base d’entrainement pour les conquérants du mont Everest en 1953. Nous avons repris la route, quasiment seuls et privilégiés de pouvoir observer tout cela (photo 10), nous nous sommes pas mal arrêtés pour juste prendre l’air, observer et se rappeler que l’on est tout petit face à tout cela, ces grandes montagnes (photo 11, 12), avant de prendre la direction de Dinas Emrys (photos 13, 14).

Près du mont Snowdon

Nous y sommes allés à la Toussaint et je n’avais jamais vu d’endroits couleur Eliott (notre chat), les herbes étaient rousses, le ciel était blanc. C’était juste magique, nous sommes tombés amoureux de Caernarfon puis Snowdonia est arrivé et nous sommes tombés amoureux de Snowdonia aussi. C’est le genre d’endroit où vous avez envie de louer une petite maison, allumer un feu de bois, déguster un bon plat avec ceux qui comptent et lire un bon bouquin avec un thé. Pa-ra-dis. Oh, et aller courir là-bas ? J’en rêve ! S’il vous plaît, ramenez-y moi, maintenant !

Pen-Y-Pass
Pen-Y-Pass
Pen-Y-Pass
Pen-Y-Pass

En gallois Snowdonia veut dire région montagneuse, montagnes et Snowdon veut dire Grande Tombe. Mais pourquoi donc ? Eh bien parce que selon la légende, le Roi Arthur y aurait tué un géant nommé Rita Gawr et il serait enterré sur le sommet… Les légendes et belles histoires sont aussi une des raisons pour lesquelles nous voulions visiter le nord :

– il y a Dinas Emrys, la légendaire maison du Dragon Rouge. D’après la légende, le Roi Vortigern, beau-fils du dernier chef romain Magnus Maximus a voulu construire un château sur cette colline mais il ne cessait de s’effondrer jusqu’au jour où le jeune sorcier Merlin (appelé Myrddin Emrys) libera deux dragons dans une caverne sous la colline. Un des dragons était blanc, il représentait les Saxons (les ancêtres germaniques des anglais) et l’autre était rouge, il représentait les Britanniques. Selon sa prophétie, les dragons se battront jusqu’à ce que le dragon rouge triomphe et les deux dragons se battent depuis…

– il y a Beddgelert, le charmant petit village au nom triste. En gallois Beddgelert veut dire « la tombe de Gelert » et l’histoire est très touchante mais très triste. Au 13ème siècle, Llywelyn le Grand, Prince de Gwynedd part à la chasse sans Gelert « le fidèle chien de chasse » qui était bizarrement absent. Lorsqu’il revient, il trouve le chien qui arrive vers lui fièrement mais plein de sang, le Prince s’inquiète et court dans la chambre de son fils mais trouve le lit vide, les draps tachés de sang… Llywelyn plante son épée dans le flanc de Gelert, pensant qu’il a tué son fils ; le hurlement du chien entraîne les pleures d’un enfant. Le Prince retrouve son enfant sain et sauf à côté du corps d’un loup que Gelert avait tué. Il fut alors pris de remords et, paraît-il, n’a plus jamais souri.

– et il y en a bien d’autres que je vous conterai plus tard…

Nous nous sommes donc baladé autour de Snowdon, dans l’espoir de croiser quelques dragons, quelques moutons et de jolies montagnes. Nous nous attendions à voir du vert, quelques lacs, quelques gens mais la réalité à tout dépassé. Je veux dire, regarder ces photos, cet endroit est juste naturel, il n’y a que la nature qui compte.

Près de Dinas Emrys
Près de Dinas Emrys

J’espère que ça vous a plu de vous balader avec nous dans les montagnes de Snowdonia, écrire l’article m’a donné très envie d’y retourner! Je vous laisse avec le charmant village de Beddgelert et petit teaser pour le prochain article gallois: il sentira l’air marin… Je vous fais des bisous, à très vite.

 

Caernarfon, au nord du Pays de Galles

Crazy in Love – Oh Wonder

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Hello, hello

Je ne pourrais jamais oublier Caernarfon. J’en suis tombée amoureuse. Nous avons choisi Caernarfon comme premier arrêt après avoir vu un article de journal sur l’installation des artiste/designer Paul Cummins et Tom Piper commémorant le 11 novembre. Ici les commémorations sont différentes de la France, pas de jours fériés, et pourtant les gens semblent plus réceptifs à ce qu’ils commémorent. Ils s’arrêtent de bouger et de parler pendant 2mn à 11h00 le 11 novembre, font des minutes de silence et de trompette pour les matchs, installent des coquelicots (=poppies) partout, les portent en pins… Ils font comme ça. Cette année l’installation était à Caernarfon et nous voulions voir tous ces poppies alors, nous y voilà.

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Dans ce château, il n’y a pas que les poppies qui sont intéressants à voir ; déjà, il y a des mouettes (+400) et le château en lui-même est très impressionnant, j’ai bien cru qu’on allait s’y perdre ! Il y a tellement d’endroits à voir, par lesquels descendre puis monter puis se faufiler que très vite on arrive dans une nouvelle aile alors qu’on voulait monter.

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Monter. Montez donc en haut de ce château et vous n’oublierez plus jamais cette vue. Elle est tellement belle, vous avez la mer d’un côté, le port d’un autre ou bien les montagnes… Mais que demandez de plus ? C’est à couper le souffle. Presque littéralement puisque lorsque vous êtes en haut, tout va bien, et d’un coup le vent peut se lever et il fait tellement froid qu’il est difficile de réfléchir et se dire « mince, je dois respirer ».

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Evidemment, comme dans beaucoup d’endroits, attendez un peu que le soleil se couche et la magie opère, la vue devient encore plus belle que ce qu’elle ne l’est déjà. Le château est beau mais la vue, vraiment je vous jure, c’est à ce moment que l’on tombe amoureux. En écrivant ces phrases je n’ai qu’une envie, y retourner et puis quand je me dis que ce n’est qu’à quelques heures de route… Il me manque juste une voiture, et un permis. Mais j’y retournerai!

Je me suis dit que même si ce n’était pas un article « Prendre de la hauteur » (vous pouvez tous les retrouver ici), une petite vidéo des hauteurs serait sympa alors là voilà :)

Nous avons beaucoup apprécié le château et n’en sommes partis qu’à la fermeture, nous nous sommes baladés dans les rues, puis nous avons été vers la plage pour admirer tout ça, vous pouvez voir la vue que nous avions sur la toute première photo. Nous avons admiré la vue pendant un moment, nous avons respiré et nous nous sommes dit « wow, la chance d’être tombé ici ».

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C’était vraiment un chouette endroit et j’espère qu’à travers les photos, la vidéo, je vous y ai fait voyager un peu. Je pense que vous l’avez compris, nous sommes vraiment tomber amoureux de cet endroit et j’espère qu’il vous plaira. Je vous laisse apprécier le reste de votre journée, de nouveaux articles vous arrivent très vite. Des bisous

(Retrouvez l’article en anglais ici et le premier article sur le nord du Pays de Galles ici)

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